ANIKA NILLES

Interview parue sur Batteur Magazine 278 / Mars 2014

 

Anika Nilles

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La nouvelle génération du groove

C’est l’Allemande Anika Nilles qui représentera la batterie féminine lors du prochain Stage Batterie Tam Tam Prod, les 1er et 2 mars prochains à Montluçon. Elle nous raconte son parcours.

Quelles sont tes influences ?
J’ai beaucoup écouté Jeff Porcaro, et je suis une grande fan de Toto. J’adore aussi le feeling de Chris Coleman, je regarde toutes les vidéos que je peux trouver sur lui. Steve Jordan est aussi l’un de mes favoris, il joue de bons gros grooves bien gras, j’adore. En fait, je suis une véritable accro de YouTube, je regarde plein de batteurs par ce biais. J’aime beaucoup Jojo Mayer, également. Il est très différent de Chris Coleman, bien sûr, mais tout ce qu’il fait dans le style Drum&Bass est vraiment génial.

Tu regardes des vidéos sur YouTube, mais j’ai constaté que tu en postes également.
En effet, il y en a deux de moi en ligne : je joue sur un titre qui s’appelle Wild Boy, que j’ai composé, et sur Electrify Me, un morceau de PhilFill, un musicien que j’accompagne souvent. La vidéo d’Electrify Me est à mon avis la plus réussie des deux, mais c’est toujours de l’autoproduction complète. J’ai tout un tas de copains qui font de la vidéo, qui m’ont prêté du matériel et m’ont accordé un peu de leur temps.

Deux vidéos, c’est très peu, par rapport à la majorité des jeunes batteurs et batteuses !
Au total, j’ai dû en mettre une vingtaine en ligne, mais seules deux sont disponibles aujourd’hui. Les autres ne reflétaient plus ma manière actuelle de jouer.

Hormis PhilFill, je suppose que tu joues dans d’autres groupes.
Oui, bien sûr. Il y a d’abord Mini Moustache, de la disco pop façon années 1980. J’ai intégré le groupe il y a seulement six mois, mais j’ai enregistré leur nouvel album. Je fais aussi partie de Gesucht & Gefunden, qui joue aussi de la pop. Et je suis en train de monter un répertoire avec mes propres compositions, pour ce qui sera mon propre groupe. Car je compose énormément : l’année dernière, j’ai dû écrire vingt ou trente instrumentaux. Je travaille avec une chanteuse qui écrit les paroles et compose les mélodies dessus.

Et comment travailles-tu la batterie ?
Jost Nickel, l’un des mes professeurs de la Popakademie, me donne des conseils pour travailler seule. En général, je commence par une ou deux heures sur pad, pour les rudiments, et ensuite je passe à la batterie pour la coordination, les fills, les groupements de notes… Je travaille beaucoup mon timing et mon indépendance. Et, bien entendu, je vais sur Internet dénicher des grooves, voir ce qui pourrait convenir à ma musique.


Mon père étant batteur, j’ai eu accès très jeune à un kit de batterie : j’ai commencé l’instrument à six ans. Mais il n’a pas voulu me donner de cours, il a préféré que j’aille apprendre dans différentes écoles de musique. J’ai terminé cette année la Popakademie de Mannheim, près de Francfort. J’y ai appris beaucoup, grâce à trois excellents batteurs et professeurs :
Jost Nickel, Udo Dahmen et Claus Hessler.


Tu n’utilises pas de double pédale, je crois ?
Non, ça ne m’intéresse pas. Je trouve que mon pied droit suffit pour jouer ce que j’aime, pas besoin des deux.

Ça ne fait donc pas très longtemps que tu te produis en concert. Comment es-tu parvenue à trouver des sponsors ?
J’ai rencontré les gens de Sabian à Francfort, lors d’une Muzikmesse dans laquelle j’étais juste passée en tant que visiteuse. Les vidéos que j’avais postées sur YouTube à cette époque les ont convaincus. Et comme Sabian et Mapex ont le même distributeur en Allemagne (ce qui n’est pas le cas en France, NDR), la connexion s’est faite très vite. Récemment, je suis passée chez Meinl, cette fois grâce à ma vidéo de Wild Boy. J’ai reçu un message de la société sur Facebook, ça s’est fait aussi simplement que ça. J’étais avec Sabian depuis quatre ans, et ça a été dur de les quitter. Mais ils ont compris mes raisons.

Tu viendras donc jouer en France pour la première fois à Montluçon !
Oui, tout à fait. Jean-François Miguel a vu mes vidéos et m’a demandé de venir. Je dois faire une masterclass d’une heure en anglais, ça ne va pas être facile ! Je vais jouer Wild Boy et un ou deux autres playbacks de ma composition. Ensuite, j’enchaînerai avec la tournée de Mini Moustache. •
La batterie d’Anika
• Mapex Orion – Sparkle Finish:
Grosse caisse : 20×18
Caisses claires : 14×5,5, 10×8 et 12×7 (Black Panther Fastback)
Toms basse : 14×14 et 16×16

• Meinl Cymbals: (Byzance Serie)
Splash 6″
Jazz Thin Crash 18″
Extra dry thin Crash 20″
Extra dry thin Ride 22″
Heavy HiHat 14″

www.anikanilles.com

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