LIVE REPORT – 16 DECEMBRE 2022 – PARIS – BACKSTAGE BTM

Suicidal Angels / Blackened

 

La pandémie a saboté pas mal de tournées prévues en 2022. Suicidal Angels, fleuron du « revival » thrash metal des années 80, n’a pas été épargné puisque les Grecs devaient se produire courant septembre aux côtés d’Atheist. Ce dernier ayant déclaré forfait, apparemment lié à des problèmes de line-up, les « Suicidal » se sont réorganisés en tournant seuls. Nous n’avons pas pu résister à l’appel du moshpit ! Suivez le guide…

C’est aux Franciliens de Blackened d’assurer la première partie. Leur musique reprend tous les codes du genre. L’influence de Testament, Megadeth, Metallica première époque et autres Slayer est omniprésente. Force est de constater que le quintet a vraiment travaillé la mise en place.  Jonathan Cohen est un batteur discipliné, rythmiquement très « propre » et parfaitement synchronisé avec des guitares saccadées ultra-précises. Quelle technique de « fast picking » !

Il manque cependant le petit grain de folie, le côté frénétique inhérent au thrash permettant d’enflammer la fosse. Pour le moment, les musiciens sont trop disciplinés et concentrés sur leurs instruments. Mais ils sont sur la bonne voie. Encore quelques concerts de rodage et ils devraient mieux occuper la scène.

Suicidal Angels en revanche n’a eu aucun mal à se mettre le public dans la poche. On ne peut pas dire que sa musique soit originale. Nick Melissourgos n’a pas une voix extraordinaire. Son style est monocorde sans trop de notes. Il tient plus de la narration énervée que du chant. Mais l’intention et l’énergie qu’il insuffle dans ses parties vocales compensent largement le manque de technique. Des titres comme « Born Of Hate », « Reborn In Violence », « Moshing Crew » et « Boodbath » s’imposent comme de véritables hymnes, à la fois sauvages et fédérateurs.

Contrairement à beaucoup de ses congénères, les furieux ne misent pas tout sur la vitesse. Leurs compos sont variées. Leurs riffs ont le don de s’emparer de l’auditoire sans le lâcher. Quant à leurs lignes mélodiques de grattes, elles vous font irrésistiblement chanter en chœur.

À cela s’ajoute le jeu de batterie puissant d’Orpheas Tzortzopoulos, véloce et endurant au charleston, et particulièrement groovy sur les mid-tempos. Il n’y a pas à dire, Suicidal Angels, après plus de quinze ans de tournées intensives, est devenu une machine de guerre. Avis aux amateurs !

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Live report par Laurent Bendahan

 

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