MAGMA – PARIS OLYMPIA HALL – 2 FEVRIER 2017

Magma – Paris Olympia Hall – 2 février 2017

Magma OLYMPIA
Cela faisait plusieurs mois que Magma annonçait  en grande pompe ses deux concerts à l’Olympia (les 2 et 3 février) aux côtés du Mëtalik Orkestraah, qui n’est autre que l’orchestre des élèves de Didier Lockwood. C’est donc en masse qu’un grand nombre de fans a fait le déplacement, avec (si on en croit les langages émanant de la file d’attente) une proportion non négligeable d’adeptes en provenance de toute l’Europe et d’Angleterre.
Les festivités commencent avec le « Magma classique » (comprendre l’O.V.N.I.) et les incontournables Köhntarkösz, Kobaïa et Theusz Hamtaahk. Face à ce concentré de bizarreries, chacun réagit à sa façon. Certains se dandinent plus ou moins n’importe comment. D’autres encore regardent avec perplexité (comme un appel à l’aide, dans le genre « Qui a un tutorial ?!! »). Quant à ma voisine, qui se croit plus forte que tout le monde, elle tente désespérément de battre la mesure façon « Joe Cocker » sur des treize temps et demi. Elle est complètement à côté de la plaque, mais ce n’est pas grave, elle kiffe quand même ! Cette première partie ne fera pas honneur au son, quelque peu brouillon, surtout au niveau de la batterie, dont la grosse caisse est peu audible, et dont la caisse claire est largement couverte par les incessantes explosions de crashs que Christian Vander affectionne tant. On en vient à la conclusion que les « Magma » sonnent bien mieux en club. Ceux qui ont eu la chance de les voir six mois auparavant au Triton affirmeront qu’il s’agit d’une formation de proximité, dont l’intérêt est de pouvoir entendre le moindre frétillement de timbre de caisse claire, et non cet ensemble sonore, hélas assez mal défini dans cette configuration (salle, sonorisation ?).
Après vingt minutes d’entracte, nous entrons en mode « orchestre », avec d’entrée de jeu le morceau de bravoure, Hhai, où le chant grandiloquent de Vander enchaîne avec une prestation à couper le souffle de Mr Lockwook lui-même ! Et c’est parti pour un solo de violon dont les dissonances et la frénésie rappellent un certain John Zorn. Puis viendront Slag Tanz  (la dernière livraison de 2015), suivi par Kreühn Köhrmahn iss de Hündïn, extrait de “Mekanïk Destruktïw Kommandöh” (1973). Le show se terminera en douceur avec Christian sur le devant de la scène, interprétant le très émotionnel Ehn Deiss, reprise d’Offering. Au final, cette seconde partie s’avèrera plus captivante, l’orchestre (composé d’un grand nombre de cuivres) apportant d’une part une dimension épique inédite, et servant d’autre part d’agent structurant. Un peu de cohésion dans ce monde de doux dingues, ça ne fait pas de mal !

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