RAYON LASER

metallica Kill em all deluxe metallica ride the lightning deluxe

Metallica
Remastered Deluxe Edition – Box Set
Kill ‘Em All
Ride The Lightning
Blackened / Universal Music
Enfin, les versions ultimes des deux premiers Metallica sont sorties ! Il y a un an et demi, les thrashers nous donnaient déjà l’eau à la bouche en publiant une annonce invitant les fans à leur fournir tout document audio, vidéo et image réellement inédit, en rapport avec la période 82-85. Au final, très peu de matériel extérieur au groupe a été utilisé, les trésors émanant principalement des archives de Lars Ulrich, mais le résultat est à la hauteur de toutes les espérances.
La remasterisation 2016 a apporté à l’ensemble plus de cristallinité, en étoffant au passage le son de batterie (particulièrement la grosse caisse, plus ronde et intelligible). Au niveau des bonus, accrochez-vous car nous avons affaire à du lourd (4 kg par coffret !). Chaque box contient un livre à couverture cartonnée (renfermant une foultitude de photos, flyers et autres notes manuscrites de studio), l’album en version vinyle et CD digipack gatefold, un maxi 45 tours pic disc, un CD d’interviews, un bootleg double vinyle et sa carte de téléchargement, deux bootlegs CD, un DVD live et des goodies.
Dans le flot de musique, nous retiendrons le concert de février 84 à Paris Espace Balard, en première partie de Venom (bonus de “Kill”). Ce soundboard au son incroyablement bon (a priori tiré des archives de Wango Tango/WRTL), présente les Four Horsemen comme vous ne les entendrez plus jamais, un véritable concentré d’énergie avec un Lars maladroit, toujours en phase d’apprentissage, un James Hetfield à la voix d’adolescent boutonneux sans aucune technique de respiration, éructant les mots en mode brut de fonderie, et un Cliff Burton (le plus mature d’entre tous) à la basse vrombissante très présente dans le mix. Un autre live enregistré à Los Angeles en 85 (bonus de “Ride”) se distingue par les multiples plantons de Kirk Hammett (dont un monumental en intro de Fight Fire With Fire), probablement à cause de soucis de retours. Ce document respirant l’authenticité à plein nez, met l’accent sur la philosophie du groupe, qui n’a jamais hésité à publier ses archives telles quelles, sans tenter de refaire l’histoire. Attardons-nous également sur la partie vidéo. La box de “Ride” contient la perle des perles, l’intégralité du show du Metal Hammer Festival 85. Le son y est certes saturé, avec une prédominance de basses, mais vu la valeur historique, on ne peut faire la fine bouche. En revanche, le DVD de “Kill”, un live à Chicago de 1983, présente un son beaucoup plus chaud et équilibré, proche d’un soundboard. Ici, nous sommes de nouveau très loin de la perfection, mais le manque de professionnalisme est largement compensé par la rage et la puissance dégagées.
Enfin, nous terminerons par ces démos inédites, sortes de versions de travail de pré-production. Si tous les live ici présents étaient déjà connus dans le circuit des bootleggers, il n’en est pas de même pour ces bandes qui apparaissent au grand jour pour la première fois ! Malgré le prix (175 euros par coffret en moyenne), les fans ne pourront qu’être comblés. A noter qu’un travail similaire est en préparation pour “Master Of Puppets” et… “And Justice For All”. Nous attendons cela de pied ferme !
Laurent Bendahan

Huchard Stuch

Stuch (Stéphane Huchard)
Tranches de tronches
Harmonia Mundi Distribution
Et voilà, encore un batteur qui se met au chant, et à l’écriture de textes, par la même occasion ! Le projet s’appelle avec humour “Stuch” et regroupe autour du batteur-chanteur une équipe aux petits oignons : Laurent Vernerey et Jérôme Regard à la basse, Laurent Coulondre aux claviers vintage (Hammond B3, Wurlitzer, Fender Rhodes…), Édouard Coquard aux percussions et chœurs, renforcés par plusieurs invités également de marque, de Louis Winsberg à Stéphane Guillaume. Au niveau de la musique, Stéphane est fidèle à sa réputation : ça swingue, ça groove, ça tourne grave, comme on dit, tout en restant au format chanson. La très bonne surprise vient en revanche des textes. Remplis de jeux de mots et d’allitérations savantes, dans un style proche de Michel Audiard, ils racontent des petites histoires aux titres assez explicites : Quelques vers de Rom, Goubul gare, Permis à poings, Total déjanté, et le Tranches de tronches qui donne son titre à l’album. Sur scène, Stéphane/Stuch réussit à tenir avec autant de brio le rôle du chanteur à textes et celui du batteur de premier choix, et de premier plan, puisqu’il installe dans ce cas son kit sur le devant de la scène ! On peut donc, à nouveau, adresser un grand coup de chapeau à ce musicien d’exception.
Philippe Istria

 

JUDAS PRIEST

Judas Priest
Battle cry
Columbia / Sony Music
La méga-tournée “Redeemer Of Souls” méritait bien un témoignage officiel. Voilà qui est fait avec ce live enregistré au Wacken Open Air 2015. Il est étonnant de constater combien la venue du guitariste Richie Faulkner en 2011 a été salvatrice. Depuis cinq ans, le Priest connaît une seconde jeunesse. Depuis ce jour béni, Scott Travis a enfin cessé de ralentir les tempos. Finis les concerts abominablement pépères de 2005/2006. Il est de nouveau « Scott le flamboyant », discipliné, groovy, puissant et véloce. C’est avec un réel plaisir que nous retrouvons les tubes Victim Of Changes, You’ve Got Another Thing Comin’ ou Electric Eye, ainsi que des joyaux exhumés pour l’occasion (Jawbreaker, Beyond The Realms Of Death). Toute l’équipe joue à son plus haut niveau, mais le plus méritant est sans conteste Rob Halford, dit le « metal god », instigateur d’un style de chant très physique devenu une référence, faisant la part belle aux notes stridentes et autres cris de sirènes écorchées. Certes, notre homme n’a plus les mêmes capacités. Il a même mis pas mal d’années à adapter les classiques à sa nouvelle tessiture. Mais il y est arrivé, comme en témoigne cette magistrale interprétation de Painkiller, véritable combat contre lui-même, contenant la plus terrifiante partie vocale que le metal ait connue. Chapeau bas !
Laurent Bendahan

 

Filosa Franck Filosa
My Soul, My Sol
Musea
C’est un très bel album de jazz traditionnel tout à fait assumé qu’a enregistré le batteur Franck Filosa, professeur à l’école Agostini de Paris et que l’on a pu entendre avec la saxophoniste Sophie Alour, la chanteuse Abyale ou le pianiste Franck Avitabile. L’album devait s’intituler à l’origine “In Tradition”, mais il a finalement pris le titre de la composition qui ouvre l’album, Sol signifiant à la fois soleil en brésilien et étant le diminutif de Solène, prénom de la fille de Franck, à qui l’album est dédié. En trio avec la pianiste Carine Bonnefoy et le contrebassiste Mathias Allamane, le batteur alterne ses propres compositions et trois standards réarrangés et chantés par Sofie Sorman, le tout formant un ensemble très swing et un peu latino, aux thèmes très mélodiques. Amateurs de notes qui frottent très fort, d’accords hyper tendus et de soli “out”, passez votre chemin ! Plusieurs titres rendent clairement hommage aux aînés, comme le très monkien Jeudi 12. À mi-parcours, Franck nous offre un court solo très musical aux mailloches, construit sur le classique Thème-Impro-Thème. Et l’album se conclut par un The Man I Love binaire à la rythmique bien syncopée. L’ensemble ne révolutionne rien, c’est entendu, mais c’est de la bien belle musique, avec un excellent son. C’est déjà beaucoup.
Philippe Istria

 

DIGIPACK Sellam2 Philippe Sellam
Magic Box
Atlantide Music
Excellent saxophoniste au CV long comme le bras (Captain Mercier, Nojazz, ONJ, Paco Sery, Claude Nougaro, Sanseverino…), musicien de section autant que soliste, présent sur une centaine d’albums, c’est la première fois que Philippe en signe un comme leader. Il a choisi pour l’occasion une formule en trio, et si Philippe c’est l’âme, il partage sa musique avec de talentueux compères (en un seul mot) : Alfio Origlio (orgue et claviers) et Yoann Schmidt (batterie). Invité au sax baryton sur un titre, Nicolas Châtelet trouve sa place (d’où l’expression “place du Châtelet“). Groove, énergie, musicalité et climats, haut et jazz à tous les étages, neuf titres originaux brillamment mis en son par Jonathan Marcoz. Vivement la scène.
À visiter : www.sellamphilippe.wix.com/philippe-sellam
Thierry “Fantobasse“ Menu

 

Visuel Jimi Drouillard Jimi Drouillard
Changer d’air
Autoproduction
Une recette simple à base de produits de qualité : prenez un guitariste-compositeur-chanteur énergique et mélodieux élevé au rock, au blues et au jazz (entre autres), ajoutez-lui une rythmique imparable (Christophe Cravero au piano, Laurent Vernerey à la basse et Loïc Pontieux à la batterie), quelques invités de valeur (Sanseverino, Claude Egéa, Christophe Nègre, Thierry Eliez, Michael Robinson, Kevin Reveyrand, Deldongo, Gérard Carrocci, Marc Berthoumieux, Rémi et Laura Drouillard, Sophie Proix, Swing), mettez-y une pincée de textes pleins d’amour et d’humour, et saupoudrez le tout d’amitié et de complicité. Jimi signe là son meilleur album, et le plus fidèle à ce qu’il est sur scène. Contact et renseignements : www.jimidrouillard.com
Thierry “Fantobasse“ Menu

 

Laurence Malherbe Laurence Malherbe Excursus
Winterreise Fragments
Marcal Sound/UVM Distribution
Excursus, c’est Laurence Malherbe (voix et componium), Laurent David (basse et arrangements), Faro (guitare mais aussi basse), Éric Groleau (batterie mais aussi basse et programmation), et Antoine Delecroix au son. Une chanteuse lyrique reprenant du Schubert, accompagnée par un groupe de rock, rien d’étonnant quand on connaît un peu Laurence et Laurent, habitués ensemble ou séparément des projets singuliers. Et franchement, la magie opère. Mon inculture cosmique en matière de classique me permettant d’écouter cet album sans a priori, j’y ai simplement découvert un excellent groupe de “cold wave progressive“, dont la chanteuse évoque parfois Nina Hagen (de son vivant !). Cet album est une excellente surprise, comme quoi on peut s’approprier Schubert sans que sa vie soit des truites… (Ça c’est pour Laurent…).
À visiter : www.excursus-music.com
Thierry “Fantobasse“ Menu

 

lazuli-pochette Lazuli
Nos âmes saoules
L’Abeille rôde (Autoproduction)
Le fleuron français du rock progressif nous revient avec ce septième album studio. Dès les premières notes de Le temps est à la rage, on retrouve cet univers sonore et poétique unique en son genre mené par Dominique Leonetti, l’homme à la voix d’or, qui vous saisit d’emblée pour ne plus vous lâcher. Les rythmiques sont loin d’être évidentes. La difficulté ne se situe pas au niveau de la technique, mais de la discipline et du contrôle. Tous les morceaux étant articulés autour de la voix, de nombreux passages doivent être exemptés (ou presque) de batterie. Vincent Barnavol possède toutes les qualités requises pour appréhender ce type de contexte, sachant s’effacer quand il le faut, ou au contraire déchaîner ses coups, avec tous les intermédiaires possibles. Un exemple flagrant est Chaussures à nos pieds, titre schizophrénique par excellence, exigeant un toucher funk et de sacrées compétences en speed metal !
Etrangement, le groupe marche beaucoup mieux en Angleterre (ayant été parrainé par Fish lui-même), en Italie, en Hollande et en Allemagne. Espérons que cet opus lui permettra de jouer plus fréquemment dans nos contrées, car ses concerts sont une expérience élévatrice à vivre au moins une fois.
www.lazuli-music.com
Laurent Bendahan

 

BUZZ Buzz
Buzz le groupe
Sony Music
Le tandem Yves « Vivi » Brusco/Farid Medjane nous revient, mais cette fois dans un cadre pop/rock. Les démos de base étaient pourtant dans une veine « rock dur », mais le hasard des rencontres en a décidé autrement. Le principal responsable du changement est le jeune vocaliste Charly Ella, d’une étonnante expressivité, très émotionnel, voire à fleur de peau, à situer quelque part entre Jean-Louis Aubert et Bertrand Cantat. Côté batterie, Farid quitte d’année en année son statut de « chien fou » au profit d’une frappe plus maîtrisée, toujours aussi percutante, mais où chaque placement de coup, chaque ouverture de charley, chaque accentuation sont mûrement réfléchis. Les fans de Trust, pour la plupart très traditionalistes, ne risquent pas d’y trouver leur compte. Buzz s’adresse surtout à un public jeune, pas vraiment rebelle mais plutôt BCBG, en quête de musique énergique mais surtout pas agressive ni revancharde. Le challenge pour nos deux guerriers de la route est donc le suivant : « Briser l’étiquette qui leur colle à la peau et se constituer un public neuf ». C’est tout le mal qu’on leur souhaite, car cet album est intrinsèquement bon.
Laurent Bendahan

 

SHE'S BERNARD L'HOIR

Bernard L’Hoir
She’s
homerceords.be
Pianiste belge de premier plan, Bernard L’Hoir signe un album très personnel avec “She’s”. Bien entouré par une équipe de haut vol, le compositeur ne s’enferme pas dans un style, mais nous fait voyager à la découverte de ses territoires sonores imaginaires. Le groove, ou plutôt la “pulse”, sous-tend en permanence les onze titres, sans jamais que la musique ne se résume à une “tournerie”, aussi implacable fût-elle. Alternant entre piano acoustique et divers claviers, Bernard L’Hoir joue plutôt sur les couleurs, les ambiances, en mettant parfaitement en valeur les timbres des instruments qui ponctuent le discours musical (guitare, avec l’excellent Juan Carlos Mellado Tejon, accordéon avec Raquel Gigot, elle aussi excellente, pour ne citer que ces deux-là). Les baguettes sont tenues de mains de maître par Teun Verbruggen, qui montre, s’il en était besoin, que les batteurs flamands sont de sérieux clients ! Enfin, on saluera le travail du son (enregistrement, mixage, mastering), tout simplement superbe.
Marc Rouvé

 

BENNY GREB DVD Benny Greb
The Art & Science of Groove
site : bennygreb.de
Tempo, feeling, son, corps, esprit : voici les cinq éléments qui, selon Benny, influencent le groove, et sont donc autant de domaines à examiner attentivement pour trouver pourquoi on ne groove pas, et résoudre le problème. Quel que soit votre niveau, à condition que vous parliez couramment anglais (car le contenu du DVD n’est pas sous-titré), le but de Benny est de vous aider à devenir un batteur plus musical, doté d’une bonne conscience de son jeu et donc d’une meilleure confiance en lui. Le concept est original, dans un monde de la batterie où les « chops » ont souvent tendance à prendre plus d’importance que la tournerie, et Benny prend pas moins de deux heures pour vous le détailler, en commençant par réfuter tous les mythes du type : le groove, ça ne s’apprend pas. Selon Benny, non seulement ça s’apprend, mais ça se travaille quotidiennement. Vous l’avez peut-être déjà constaté, en parcourant sa première méthode (The Language of Drumming) ou en assistant à une de ses masterclass : Benny est un très bon batteur, mais aussi un super pédagogue, plein d’humour, ultra doué pour trouver la formule qui fait mouche pour expliquer un sujet donné. Il en fait à nouveau la démonstration, et rend ces deux heures de cours super agréables et très intéressantes, de bout en bout. Le DVD est complété par quelques conseils d’accordage de la batterie et un court Making of. Un DVD qui, tout comme ceux de Jojo Mayer, devrait faire date dans l’histoire de l’enseignement de notre instrument.
Philippe Istria

 

Alfredo Rodriguez Alfredo Rodriguez
Tocororo
Mack Avenue
Produit par le grand Quincy Jones, le troisième album de ce pianiste cubain prend le nom de l’oiseau national de Cuba qui, s’il est mis en cage, meurt de tristesse. On comprend assez vite le rapport avec la musique de Rodriguez : un métissage de flamenco, salsa, tango, musique africaine, jazz et musique classique, porté par une pléiade d’invités de tous bords : Richard Bona, Ibrahim Maalouf, le duo Ibeyi formé par les deux filles du percussionniste Miguel Anga Diaz, et le chanteur indo-américain Ganavya Doraiswamy. Le tout solidement assis sur le style virtuose et les origines cubaines du pianiste. La section rythmique n’est pas en reste : l’incroyable contrebassiste Reinier Elizarde (très impressionnant en concert) et le batteur Michael Olivera, solide, efficace, assurent le groove sans excès sur une musique déjà très riche en notes et en harmonie. On est donc ici très loin du style de Michel Camilo ou de Gonzalo Rubalcaba, mais on pense assez souvent à Keith Jarrett, qu’Alfredo Rodriguez avoue avoir beaucoup écouté. Un très bel album, très varié, rempli d’excellents musiciens : que demander de plus ?
Philippe Istria

 

Car Greg Anton Co(n)te à rebours
(mp)
James Michael McLester
Wannabee Rock Star Who Finally Found The Rock
JMCL
Comment réussir dans le show-business en évitant la descente aux enfers ? Tel est le point de départ de ce bouquin surprenant, rédigé par le batteur du groupe de hard-rock américain Supernova Remnant, qui revisite en 296 pages l’arsenal complet des pièges et erreurs de jeunesse propres à l’univers impitoyable de la musique et (surtout) de l’argent. Bien entendu, l’auteur est américain : la religion, la rédemption et tous ces concepts chers à nos amis capitalistes ne sont pas absents de ce plaidoyer pour l’intégrité, le travail de l’instrument, l’honnêteté intellectuelle, les propos de James Michael McLester pouvant parfois déranger, voire irriter. Cependant, l’intéressant cahier central, composé d’une multitude de photographies retraçant la carrière du drummer, offre une vue intime et didactique de la vie sur la route, sur scène et/ou en studio, tout en apportant un éclairage pratique sur la composition, les droits d’auteur, les contrats et les taxes. McLester est un militant, mais en guise de conclusion de ce guide pratique pour tout apprenti rocker, il évoque le chaos de sa carrière et de sa vie sous forme d’une interview décalée, où le musicien montre également un talent certain pour l’humour et l’auto-dérision.
Philippe Légaré

 

L'oeil et la plume James MC Lester

L’Oeil et la plume
Greg Anton

Face the Music
Plus One Press
Ce puissant livre de plus de 300 pages en langue anglaise est une véritable ode à la ténacité, qui plonge le lecteur au cœur des embûches inhérentes à la vie de musicien, doublée d’une incroyable histoire d’amour d’un homme pour une femme nommée Stéphanie. L’au-teur, Greg Anton, batteur et collaborateur à la revue américaine Modern Drummer, signe ici un ouvrage envoûtant dont on n’arrive pas à décrocher, tant l’écriture est intense et rend les principaux protagonistes de papier quasi vivants et la lecture addictive. Anton, en musicien averti – plus de 50 musiques sont portées à son crédit -, narre avec force détails l’ambiance musicale de la ville de San Francisco et le combat d’un musicien maudit (Woody) spolié des droits d’un hit planétaire par un artiste en vogue peu scrupuleux. Tel un poète des temps modernes, la plume sensible et complexe de Greg Anton dessine les contours d’une histoire tragique, à l’instar de celle d’Orphée et Eurydice, où l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Philippe Légaré

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